Lucas Fersen

Le Commandant Fersen est attablé à un bureau, où il boit tranquillement un verre de lait, en finissant une partie de scrabble sur son ordinateur. Il m'apostrophe avec une question des plus simples : 

Lucas Fersen : Je cherche un mot en 7 lettres contenant les lettres : R, B, C, S, A, R, E.

Mme. De La Modestie : Elémentaire, Commandant, C-R-A-B-E-S ! Vous savez comme le second signe qui a saigné sur le menhir, après que la jeune et brillante Capitaine est fait connaissance avec des crustacés dans sa voi…

 

Lucas Fersen : Je vois que j'ai affaire à une fan.

 

Mme. De La Modestie : Non, non, non, rassurez-vous, je me suis juste briefée sur l'affaire avant de venir vous interroger. D'ailleurs, l'heure tourne et il faut que je commence mes questions : Quelle est la première chose qui vous a frappé, en arrivant à Ty-Kern ?

Lucas Fersen : Marie Kermeur (rires). Non je plaisante, bien évidemment l'atmosphère très bigote, codée par des rituels tous plus extraordinaires les uns que les autres. Forcément le temps très célèbre de la Bretagne. Puis l'accueil charmant des îliens, on avait l'impression de ne pas être le bienvenu.

Mme. De la Modestie : Qu'avez-vous pensé après avoir aperçus les premiers éléments de l'enquête ?

Lucas Fersen : Que le psychopathe avait parfaitement exploité la faille de la croyance des riverains. Et aussi que cela allait être amusant de se battre contre des témoins persuadés d'être attaqués par des fantômes.

 

Mme. De La Modestie : Charmant tableau des débuts de l'enquête. Et au sujet de Marie Kermeur, votre co-adjointe ?

 

Lucas Fersen : Ah ça… (soupir émerveillé), je joue mon joker, cela dérape sur des questions personnelles.

 

Mme. De La Modestie : Non, mais je ne parlais pas de la femme, mais du Capitaine de police.

 

Lucas Fersen : Bien que mouillée jusqu'au cou dans l'affaire, elle m'avait l'air archi-compétente. Mais bon, le mort était tout de même son frère et j'avais peur de ce qu'elle aurait pu découvrir de traumatisant sur lui.

Mme. De La Modestie : Par acquis de conscience vous avez donc voulu l'évincer ?

Lucas  Fersen : Essayez donc de faire entendre raison à une bretonne. Pire mauvaise foi, il n'y a pas.

 

Mme. De La Modestie : Votre collaboration s'est donc retrouvée défectueuse dès le départ…

 

Lucas Fersen : Seulement au départ, parce qu'ensuite les choses se sont éclairées et notre collaboration est devenue fusionne… (Il fait mine de réfléchir) fusionnelle, c'est le mot approprié.

Mme. De La Modestie : Comment définirez-vous votre partenaire ?

Lucas Fersen : Sensationnelle, formidable, spectaculaire, bretonne, têtue, obstinée, professionnelle, touchante, diablement intelligente, marrante et véritablement plaisante.

 

Mme. De la Modestie : Et au niveau physique ?

Lucas Fersen : Franchement ? C'est sans aucun doute la plus belle femme qui m'a était donné de voir. Sulfureuse, sexy et sensuelle.

Mme. De La Modestie : C'est votre dernier mot Lucas ?

Lucas Fersen : Affirmatif, Augane. 

Et sur ce, il se relève, me lance un de ses regard si célèbre et s'en va avec une élégance et un charisme sans nom. Je me demande alors, combien sommes nous à espérer être Marie Kermeur, juste pour savoir que ses yeux deviennent des étoiles à l'évocation de ce nom, si breton décidemment.

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[Rédaction : Morgane & Audrey alias Augane & Mordrey]

 Police Hebdo ©®

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Dernière mise à jour de cette page le 29/12/2007

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